Résumé

Alexandre Weill Décrets de la République des devoirs de l'homme (1872)

En moins de cinquante ans, non-seulement la nation n'a plus ni pensée, ni vérité, ni littérature, mais elle n'a même plus le sentiment du juste, du beau et du vrai pour les discerner de l'injuste, du laid et du faux. Que les noirs ne voient jamais un blanc, ils n'admettront pas que l'homme blanc soit plus beau que le noir. Qu'il n'y ait plus d'idéal de vertu et de justice créé par le génie du poëte, planant continuellement comme un messager d'en haut devant les yeux du peuple, et bientôt il n'y aura plus un homme juste ni une femme vertueuse.
Source : Gallica

Alexandre Weill Décrets de la République des devoirs de l'homme (1872)

Tout vice poétisé est un crime de lèse-vertu. Le vice n'est et ne doit être que l'ombre de la vertu, toujours rampant derrière elle, jamais devant elle, jamais debout. Si le théâtre n'est plus un idéal national, un temple de vertu, de vérité où le citoyen puise son courage et son dévouement, il devient une école de vice et de rébellion, une institution de débauche, de paillardise, de despotisme et d'anarchie. Si le poëte ne fait que refléter les vices du citoyen, il n'est qu'un misérable Guignol, un mime qui ne mérite que des coups de pied.
Source : Gallica

Alexandre Weill Décrets de la République des devoirs de l'homme (1872)

La science n'a pas d'autre but que de découvrir les lois de la vie et de la société humaine dans le passé, afin d'y régler ses actions dans le présent, pour créer un avenir meilleur.
C'est l'Université, et le nom est adapté à la chose, qui représente dans son ensemble l'humanité entière. C'est l'Université qui est chargée d'enseigner toutes les sciences du passé de tous les humains, d'en découvrir les lois, afin de préparer tous les progrès dont l'avenir est susceptible. La vie d'un homme ne suffit pas pour s'approprier toutes les branches de cette science universelle.
Source : Gallica

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