Alexandre Weill

Résumé

Alexandre Weill Lettres de vengeance d'un Alsacien (1871)

La Prusse ramène l'Europe au moyen-âge, et pour avancer de nouveau dans le progrès, il faudra de nouveaux, penseurs proclamant la vieille et éternelle vérité, vivant selon elle, et la scellant, s'il le faut, de leur sang! Si jusqu'à ce jour la France n'a pas trouvé de grands esprits se sacrifiant pour elle, c'est que, d'aucun côté, elle n'avait à leur offrir de vérité pour laquelle ils dussent mourir. La patrie n'est qu'un mot si elle ne représente pas la foi, la loi, d'une vérité divine ! On ne meurt pas pour des hommes, encore moins pour des places.
Source : Gallica

Alexandre Weill Lettres de vengeance d'un Alsacien (1871)

Une vérité qui n'est vraie qu'à Berlin et qui ne l'est pas à Paris, est un mensonge venimeux. La victoire n'est pas une vérité; elle n'est jamais un bienfait, parce qu'elle suppose une victime. Pour être vainqueur, il ne faut qu'un vaincu. Tous deux peuvent être d'ignobles chenapans; l'un seulement un peu plus que l'autre. Un grand penseur, un grand poète, a pour compétiteurs tous les grands hommes du passé, du présent et de l'avenir. La grandeur des uns ne diminue en rien celle des autres. Mais, pour être un grand vainqueur de guerre, il ne faut qu'un misérable vaincu.
Source : Gallica

Alexandre Weill Lettres de vengeance d'un Alsacien (1871)

Ce juste-là, dût-il subir mille morts, ayant fait son devoir, produirait des milliers d'êtres puisant une nouvelle vie dans sa force sacrifiée.
Loin de mourir, il vivrait des millions de vies ! Il n'y a pas d'autre immortalité !
Les hommes n'ont rien à reprocher à leur créateur, Ils ne seront libres et heureux qu'autant qu'ils seront justes. Cela ne suffit pas. Il faut qu'ils se réunissent tous pour repousser partout l'injustice et exterminer les criminels. Pour cette vérité, il n'y a ni Allemagne, ni France, ni Europe, ni Asie, aussi peu que pour le choléra.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature