Résumé

Charles Bénard Alsace-Lorraine. Devoir de la France (1873)

Que la France périsse! Elle n'a plus assez de force ni d'énergie pour délivrer ses propres enfants, qu'elle a livrés pour se racheter elle-même. Elle est impuissante à dégager son gage, à remplir ses promesses solennelles et sa mission. L'égoïsme, le matérialisme la dominent. Qu'elle périsse donc! En effet, depuis deux siècles, depuis la formation de l'Europe moderne, l'Alsace et la Lorraine, confiantes dans le génie de la France, ont partagé sa bonne et sa mauvaise fortune.
Source : Gallica

Charles Bénard Alsace-Lorraine. Devoir de la France (1873)

Le nouvel empire allemand ne peut pas non plus invoquer un passé glorieux ou le dévouement des peuples; il n'a d'autre soutien, ni de durée, que la pointe des baïonnettes, sur lesquelles on peut momentanément s'appuyer, mais jamais s'asseoir. Il est sorti du champ de bataille ; il a pour ciment le sang d'innocentes victimes, les larmes, les gémissements des veuves et des orphelins du Danemark, de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Pologne, de la France, qui crieront vengeance au ciel.
Source : Gallica

Charles Bénard Alsace-Lorraine. Devoir de la France (1873)

Saint Avit, évêque de Vienne, quoique sous la domination des Burgundes, adressa également à Clovis une lettre de félicitation et d'espérance : « Votre foi devient notre victoire, vos combats sont nos triomphes. Vous avez appris de vos aïeux à régner sur la terre, et vos descendants apprendront de vous à régner dans le ciel ; lumière et soleil de l'Occident, après avoir éclairé toute votre nation et l'avoir entièrement consacrée à Dieu, vous porterez par vos envoyés le flambeau de la foi aux peuples les plus lointains, qui vous garderont une éternelle reconnaissance. »
Source : Gallica

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