Résumé

Guillaume Monod La France et la Réformation en deuil… (1871)

Voulez-vous que son unité, après avoir été un fléau pour frapper un grand peuple, devienne pour tous les peuples une source de bénédictions? Ecoutez la voix du Dieu Sauveur, arrêtez la guerre et l'effusion du sang. Faites la paix, une paix digne de la France, en même temps que de l'Allemagne, une paix qui respecte le peuple qu'on avait, comme malgré lui, poussé à vous attaquer, mais qui maintenant ne songe plus qu'à se défendre; une paix qui honore l'Évangile et Jésus-Christ, dont vous vous faites honneur de vous appeler le disciple.
Source : Gallica

Guillaume Monod La France et la Réformation en deuil… (1871)

Mais, hélas ! la France est dans le deuil, et notre Église est dans le deuil avec elle. Une succession de désastres presque inouie dans l'histoire a fondu sur notre patrie. Nous sommes comme captifs et menacés de mort, dans la ville qui faisait sa gloire. Et le pays d'où nous sont venus ces désastres, c'est l'Allemagne, qui se glorifie d'avoir été comme le berceau de la Réformation ; la puissance qui a rassemblé l'Allemagne pour nous faire tout ce mal et qui s'acharne à nous anéantir, s'appelle protestante, et invoque le nom de Dieu qui a donné à l'Allemagne et au monde la Réformation.
Source : Gallica

Guillaume Monod La France et la Réformation en deuil… (1871)

Nous sommes vaincus, et après tant de souffrances, tant de sacrifices et tant de deuils, après la douleur et l'humiliation de voir le tiers de la France envahi, ravagé, ruiné, incendié, inondé de sang, il nous faut subir la douleur et l'humiliation de livrer à l'ennemi ces belles fortifications, oeuvre du génie français, que vous aviez admirablement complétée et qu'il n'a pu vaincre, et de sentir notre Paris sous son pouvoir abhorré. Mais même à cette heure de ténèbres, l'ennemi ne peut nous ravir ce qui est plus précieux que les forteresses et les triomphes de la force brutale.
Source : Gallica

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