Résumé

Maurice Muret La Querelle de Strauss et Renan…

Strauss ne s’arrête pas aux souverains. Au nom de cette « culture » allemande dont il brandissait déjà l’étendard insolent, il dit leur fait à ces écrivains français des XVIIe et XVIIIe siècles dont nous tirons tant de fierté. Certes, ils sont d’intelligence brillante et d’esprit fin ; ils ont la clarté, l’élégance de la forme ; mais combien les classiques allemands ne leur sont-ils pas supérieurs par la chaleur du cœur et la profondeur de la pensée ! Tout bien pesé, l’humanité ne gagnera pas moins que l’Allemagne aux victoires germaniques.
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Maurice Muret La Querelle de Strauss et Renan…

Une conscience ombrageuse au-delà de toute expression, des scrupules d’une intensité presque maladive, firent tomber la plume de ses mains chaque fois qu’il entreprit une œuvre personnelle.
Il avait été précepteur en Allemagne ; il avait ensuite enseigné le grec et le latin au collège de Morges, dans le canton de Vaud ; mais le professorat n’était pour lui qu’un gagne-pain, sa vocation était ailleurs. Charles Ritter avait l’âme d’un théologien, d’un théologien-philosophe, et peut-être eût-il illustré la chaire protestante, s’il n’était pas venu trop tôt dans un monde trop vieux.
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Maurice Muret La Querelle de Strauss et Renan…

L’animosité des peuples annexés avait-elle empêché la Prusse de s’annexer Polonais et Danois ?
En septembre 1871, Renan ne pouvait plus croire et ne croyait plus à la modération allemande : « Je ne crois pas, avoue-t-il, à la durée des choses menées à l’extrême et je serais bien surpris si une foi aussi absolue on la vertu d’une race que celle que professent M. de Bismarck et M. de Moltke n’aboutissait pas à une déconvenue. L’Allemagne, en se livrant aux hommes d’Etat et aux hommes de guerre de la Prusse, a monté un cheval fringant qui la mènera où elle ne veut pas. »
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