Résumé

A. Mézières Les Souffrances d’un pays conquis…

Ceux que l’on voulait séparer de la France par la force s’y rattachent par l’émigration ; d’autres qui restent, que le devoir ou la nécessité retient, gardent au fond de leurs cœurs l’image de la patrie, et ne l’ont jamais mieux aimée ni plus honorée que depuis qu’ils l’ont perdue. Toutes leurs espérances se portent vers elle ; plus ils vivent sous la domination allemande, plus ils voient l’Allemagne de près, plus ils estiment et regrettent la France. La terre de l’Alsace-Lorraine appartient aux Allemands, les âmes nous appartiennent. Est-ce là ce que l’Allemagne appelle une victoire ?
Source : Wikisource

A. Mézières Les Souffrances d’un pays conquis…

Tant qu’il restera, grâce à eux, un élément français sur le territoire annexé, l’annexion gardera le caractère qui lui appartient, celui d’un abus de la force consommé dans un temps qui se pique de progrès par un peuple qui se vante d’être civilisé. Aucun voyageur de bonne foi ne traversera nos provinces perdues sans en rapporter l’impression qu’on rapportait autrefois de Venise et de Milan. La dignité fière des Alsaciens et des Lorrains, leur attitude en face de l’étranger, continueront d’apprendre au monde qu’il a été possible de les conquérir, mais non de les assimiler.
Source : Wikisource

A. Mézières Les Souffrances d’un pays conquis…

De là nous jetterons, quand nous le voudrons, une armée dans les plaines de la Champagne sans rencontrer entre nous et votre capitale un seul obstacle naturel ; nous couvrons notre frontière et nous découvrons la vôtre. C’est là tout le secret de la conquête de Metz ; notre ambition ne va pas plus loin. Que Metz ne soit plus après cela qu’une forteresse, qu’une vaste caserne entourée de canons, que l’industrie y périsse, que les arts s’y éteignent, que la vie s’y arrête, peu nous importe ; c’est l’affaire des habitans, non la nôtre.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature