A. Mézières, Les Souffrances d’un pays conquis…
“ Ceux que l’on voulait séparer de la France par la force s’y rattachent par l’émigration ; d’autres qui restent, que le devoir ou la nécessité retient, gardent au fond de leurs cœurs l’image de la patrie, et ne l’ont jamais mieux aimée ni plus honorée que depuis qu’ils l’ont perdue. Toutes leurs espérances se portent vers elle ; plus ils vivent sous la domination allemande, plus ils voient l’Allemagne de près, plus ils estiment et regrettent la France. La terre de l’Alsace-Lorraine appartient aux Allemands, les âmes nous appartiennent. Est-ce là ce que l’Allemagne appelle une victoire ? ”
