Albert Dumont, L’Alsace sous le régime prussien depuis la bataille de Wœrth
“ Il faut reconnaître la vérité : on ne fausse pas le suffrage universel autant qu’on le dit ; quand il vote sur une question qui le touche, aucune force ne peut prévaloir contre sa volonté. Il est l’expression de l’opinion de la foule, de ses passions, souvent de son égoïsme, plus souvent de sa légèreté et de son indifférence ; mais le peuple n’est pas indifférent à sa nationalité, c’est là une question qui le préoccupe, qu’il juge très nettement, et l’opinion qu’il s’est faite sur ce point, bonne ou mauvaise, quand on le consulte par le vote public, il l’exprime sans hésitation. ”
