Résumé

Historicus Les Conditions de la paix et les droits de l'Allemagne… (1871)

La plupart s'étaient créé une Allemagne à leur image et ne la connaissaient que par ses villes d'eaux et de jeux, Eins, Baden-Baden, Hombourg, avec leurs somptueux casinos, leurs faciles plaisirs, leurs moeurs licencieuses.—Pour les plus cultivés, les Allemands étaient un peuple de poètes et de penseurs, impuissant, désuni, dépourvu de sens politique. Il y avait une Saxe, une Bavière, une Autriche, il n'y avait pas d'Allemagne.
Source : Gallica

Historicus Les Conditions de la paix et les droits de l'Allemagne… (1871)

En réalité, malgré les bruyants témoignages d'affection que les Français prodiguent aujourd'hui aux Alsaciens, et les fleurs qu'ils jettent aux pieds de la statue de Strasbourg, il a toujours existé une secrète antipathie entre les deux races. Les Parisiens n'ont jamais dissimulé leur mépris pour ces fils encore à demi-barbares de la Germanie et les ont toujours regardés comme de lourds et vulgaires provinciaux, de grossiers buveurs de bière, de stupides mangeurs de choucroute. Le Temps était considéré comme un journal allemand qui paraissait à Paris, mais recevait son mot d'ordre de Berlin.
Source : Gallica

Historicus Les Conditions de la paix et les droits de l'Allemagne… (1871)

La France tout entière avait abdiqué sa liberté entre les mains d'un seul homme et sanctionné le Plébiscite du 8 Mai par huit millions de suffrages. Au lieu de suivre l'exemple d'un sage père de famille qui examine de ses propres yeux l'état de sa fortune et soumet à un vigilant contrôle la gestion de ses délégués, elle avait agi comme un joueur de profession qui met tout son avenir fur une seule carte et se jette tête baissée dans les plus redoutables aventures. Paris illumina le jour de la déclaration de guerre, et la populace des faubourgs se livra aux plus inconvenantes manifestations.
Source : Gallica

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