Résumé

Arsène Legrelle La France et la Prusse devant l'histoire… (1871)

Non, cent fois non, la France, depuis cinquante ans, n'a jamais joué en Europe le rôle de puissance perturbatrice. Il ne faut pas permettre qu'un ministre qui devrait mieux se rappeler, puisqu'il se pique d'ironie, la maxime socratique : Connais toi toi-même, répande triomphalement par le monde ce double outrage à la vérité et à notre patriotisme. A défaut de l'attrait qui s'attache d'ordinaire aux révélations de chancellerie, puisse-t-on dans ces quelques pages sentir l'accent d'une impartialité réfléchie et d'une indépendance d'esprit absolue !
Source : Gallica

Arsène Legrelle La France et la Prusse devant l'histoire… (1871)

Personne moins que nous en France n'a souhaité l'annexion de la Belgique, ni même une annexion quelconque, car, à notre sens, la vraie grandeur d'un pays se mesure à l'élévation de son idéal et nullement à l'extension de son territoire : mais enfin la Prusse, après ses récentes et audacieuses conquêtes, offensait à la fois le point d'honneur et surtout le sens moral de la France, en s'opposant à ce qu'une de ses compagnies de chemin de fer acceptât l'exploitation d'une voie ferrée étrangère.
Source : Gallica

Arsène Legrelle La France et la Prusse devant l'histoire… (1871)

Placer des étiquettes fausses d'une grande maison étrangère sur le rebut de nos produits nationaux, ce serait chez nous une indigne escroquerie ; ce n'est outre-Rhin qu'un bon tour joué à d'ignorants et impurs Français. Il suffit de lire une fois seulement les deux ou trois pages d'annonces de la plus honnête gazette allemande, pour y recueillir une multitude de révélations qui seraient de nature à porter l'atteinte la plus fâcheuse à cette antique réputatation d'honnêteté de la Germanie que M. de Bismarck entretient autour d'elle à grand renfort de circulaires et de télégrammes.
Source : Gallica

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