Droit de légitime défense

Définition et enjeux

Alphonse Boistel Cours élémentaire de droit naturel ou de philosophie du droit… (1870)

Pas de difficulté pour la défense contre un mal présent; on repousse comme l'on peut l'agression et on a le droit, si cela est nécessaire, de faire mal à l'agresseur, de le blesser par exemple ou de le priver momentanément de sa liberté pour l'empêcher de nuire. Toutes les législations ont toujours innocenté les lésions commises en pareille circonstance. C'est ce qu'on appelle proprement le droit de légitime défense.
Source : Gallica

Pellegrino Rossi Traité de droit pénal : oeuvres complètes… (1863)

La défense n'est légitime que lorsqu'elle repousse une attaque actuelle ou imminente. Est-ce là ce que fait la justice quand elle punit? Il est certain qu'elle n'exerce aucun droit de défense, puisque le mal est consommé, puisque le délinquant n'attaque plus.
Est-ce un acte d'exécution d'une convention qui aurait précédé la formation de la société, soit que les individus aient cédé au pouvoir social le droit qu'ils avaient de repousser les attaques dont ils pouvaient être l'objet, soit qu'ils se soient soumis au châtiment s'ils enfreignaient les lois de l'association ?
Source : Gallica

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