Résumé

Albert Normand Traité élémentaire de droit criminel… (1896)

Le pouvoir social au contraire, n'a pour mission que de pourvoir à la conservation de l'ordre public. Tous les actes immoraux qui ne troublent pas la société, sont en dehors de sa compétence, et leur appréciation ne rentre pas dans ses attributions.
Avec le système de la justice absolue il ne peut plus être question d'amnistie, de grâce, de prescription, quand bien même l'intérêt social exigerait qu'on jetât un voile sur le passé, qu'on effaçât le souvenir de l'infraction, ou qu'on fit remise de sa peine au coupable.
Source : Gallica

Albert Normand Traité élémentaire de droit criminel… (1896)

Que le châtiment soit exemplaire, qu'il produise un effet d'intimidation, qu'il prévienne les infractions, cela suffit pour justifier l'exercice du droit de punir ! Sans doute, peut-on dire, l'exemplarité est un des effets désirables, l'une des qualités de la peine ; mais dans le système que j'analyse et que je critique, on confond les conséquences salutaires de la peine appliquée ou à appliquer avec le principe même du droit. Il s'agit, en effet ici, non de savoir si la répression aura un effet préventif en produisant l'intimidation, mais de justifier l'application de la peine au coupable.
Source : Gallica

Albert Normand Traité élémentaire de droit criminel… (1896)

Ainsi, la nécessité du travail imposé au condamné dompte le penchant à l'oisiveté ; la loi du silence le fait réfléchir et préviendrait, si elle était observée, la corruption des détenus les uns par les autres. L'isolement, si on appliquait le système cellulaire, le placerait en face de son crime et de sa peine et lui inspirerait de salutaires réflexions ; l'instruction morale et religieuse le consolerait en l'éclairant ; l'habitude de l'obéissance et jusqu'à la régularité d'une vie uniforme, concourrait à produire en son esprit une impression profonde et régénératrice.
Source : Gallica

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