Procédure criminelle

Définition et enjeux

Albert Normand,  Traité élémentaire de droit criminel… (1896)

“ Tout Code de procédure criminelle doit tendre à concilier deux intérêts également respectables, celui de la société qui demande une répression prompte, énergique, efficace de l'infraction commise, et en même temps celui du prévenu ou de l'accusé, qui a droit à toutes les garanties qui peuvent lui permettre d'user librement du droit légitime et naturel de la défense, et de faire éclater, s'il le peut, aux yeux de tous son innocence. ”
Source : Gallica

Portrait de Adhémar Esmein Adhémar Esmein,  Histoire de la procédure criminelle en France et spécialement de la procédure inquisitoire… (1882)

“ Puis, suivant le cours des temps, nous avons vu cette procédure grandir, s'imposer, se préciser et se fixer enfin dans les lignes inflexibles de la grande Ordonnance. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, un esprit nouveau remet en question la procédure criminelle, comme toutes les institutions de la vieille société française; et bientôt un grand souffle de liberté passe sur la France. Les lois de la Révolution, copiées sur des lois anglaises, établissent parmi nous le jury, la procédure orale et publique, la libre défense des accusés. ”
Source : Gallica

Henri Galos,  Les Conditions du Gouvernement libéral en France

“ Entre toutes les procédures qui s’engagent devant les tribunaux, la procédure criminelle a une importance particulière. Deux personnalités frappent tout d’abord les regards, l’accusé, appelé à rendre compte devant la société, au sein de laquelle il n’est qu’un imperceptible atome, d’un crime qui lui est imputé, et le président des assises, organe de la justice sociale, pouvant prononcer l’acquittement, mais aussi armé du droit redoutable de punir. ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature