Résumé

René Roland De l'esprit du droit criminel aux différentes époques dans l'antiquité… (1880)

En punissant, c'est l'intérêt de la société que l'on recherche et non pas celui du coupable ; la rigueur est une des qualités de la peine ; du reste, même absolu, le système cellulaire, n'est pas au-dessus de la nature humaine, à plus forte raison mitigé comme il doit l'être par des rapports journaliers avec des gens de bien ; si la société est le besoin des hommes en général, d'autre part, l'isolement et la solitude sont aussi le besoin des hommes qui ont à expier, de sorte que si la cellule est un châtiment, elle n'en est pas moins un bienfait.
Source : Gallica

René Roland De l'esprit du droit criminel aux différentes époques dans l'antiquité… (1880)

A raison de sa charge qui l'oblige à s'opposer à tout pouvoir malfaisant, avant même que le délit ne se commette, elle supporte pour ainsi dire tout l'odieux du droit pénal ; elle n'a pas la faculté d'y opposer comme correctif, l'aspect horrible du crime que son action empêche d'apparaître. Le peuple sent donc le poids des entraves qui l'étreignent, sans avoir idée des calamités dont on le délivre ; et voilà pourquoi il ne commence à sentir et à invoquer la protection de la police que lorsque la faiblesse de celle-ci permet au crime de marcher tête levée.
Source : Gallica

René Roland De l'esprit du droit criminel aux différentes époques dans l'antiquité… (1880)

Il est vrai que le législateur, s'inspirant outre mesure de l'idée de délégation divine, ne sait pas se renfermer dans son rôle, et qu'il aboutit, dans son désir, de suivre pas à pas la loi morale et la loi religieuse à des excès de zèle qui n'épargnent ni le secret du foyer domestique ni la vie la plus intime du citoyen. On ne peut nier que les peines soient mal proportionnées aux délits, que dans certains cas elles soient atroces, et que le système d'emprisonnement méconnaisse la dignité humaine.
Source : Gallica

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