Résumé

Raoul Lajoye Études sur le code pénal, par R. Lajoye… (1879)

Un jury se laisse parfois tromper par l'hypocrisie d'un accusé, ce qui n'est pas à craindre de la part du magistrat; mais le juge, lui aussi, voit souvent le mal là où il n'est pas, et ce n'est pas sa faute; quand on a vécu pendant un certain nombre d'années, coudoyant sans cesse le vice, on est porté malgré soi à voir l'humanité sous un jour bien sombre, et, que l'on soit magistrat ou avocat, il faut prendre beaucoup sur soi pour ne pas tomber dans le travers de la misanthropie!
Source : Gallica

Raoul Lajoye Études sur le code pénal, par R. Lajoye… (1879)

C'est l'ensemble de ces trois actes qui constitue le fait de chasse, et non pas la recherche ou la poursuite, si l'intention de capturer n'existe pas.
Promener un chien d'arrêt dans une plaine pour l'habituer à la chasse, c'est faire du dressage; il n'y a pas là de délit de chasse. Il n'y a pas non plus délit de chasse dans le fait « de parcourir un bois sans arme, tenant en laisse un chien limier, à l'effet seulement de reconnaître l'existence du gibier dans ce bois, et, par exemple, la présence d'un sanglier aperçu précédemment. »
Source : Gallica

Raoul Lajoye Études sur le code pénal, par R. Lajoye… (1879)

L'abolition, dit Domat, est nécessaire pour ceux qui sont convaincus et qu'aucune circonstance ne peut excuser ; car alors, si le prince veut pardonner, il faut qu'il le fasse par une autre voie que par la grâce et la rémission qui sont fondées sur les circonstances, et que, par sa volonté et son autorité absolue, il abolisse le crime et la peine par des motifs qui lui font préférer l'impunité à la punition, comme par le mérite du criminel sur la considération qu'il a pour sa famille, ou par d'autres vues, dont il ne doit rendre compte qu'à Dieu seul...
Source : Gallica

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