Résumé

Raoul Lajoye La Loi du pardon... par R. Lajoye… (1882)

Lorsque la société aura ainsi rempli complètement son devoir vis-à-vis de ses enfants maltraités par le sort, c'est alors seulement qu'elle aura le droit de se montrer sévère vis-à-vis de ceux qui auront méconnu son autorité; c'est alors seulement qu'elle pourra frapper sans pitié le criminel endurci et l'exiler à tout jamais de la mère-patrie.
Mais, pour que l'application du châtiment reste à l'abri de toute critique, il est nécessaire que toutes les voies de moralisation aient été épuisées, depuis le pardon et le régime réparateur de la cellule jusqu'à la réhabilitation.
Source : Gallica

Raoul Lajoye La Loi du pardon... par R. Lajoye… (1882)

Nos lois pénales, à juste raison, ne se contentent pas de frapper les coupables d'une peine afflictive ; elles les poursuivent jusque dans leurs droits de citoyens, et elles ne veulent pas qu'un homme qui a manqué à l'honneur puisse, dès qu'il a expié sa faute, marcher au même rang que ceux qui n'ont pas failli. Il faut que le repentir se soit manifesté d'une manière certaine pour que les traces du crime soient entièrement effacées. C'est dans ce but que nos
législateurs ont imposé au libéré repentant la procédure de la réhabilitation.
Source : Gallica

Raoul Lajoye La Loi du pardon... par R. Lajoye… (1882)

Avec le projet que nous discutons, tous sont transportés s'ils sont condamnés à plus de dix-huit mois de prison. C'est la guerre à outrance!
Et contre qui?
Comment ! un homme, dans un moment d'égarement se rend coupable d'un crime; il se repent et ne demande qu'à réparer sa faute, et vous restez inflexible !
Il faut que, sans espoir, il abandonne femme, enfants, patrie, parce qu'il a commis une seule faute !
En vérité, c'est à désespérer de notre pauvre nature, et, fort heureusement tous les criminalistes ne sont pas aussi sévères, sinon la France ne tarderait pas à être dépeuplée.
Source : Gallica

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