Résumé

Michel Colombier Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1881)

C'est ce que le président indiquera en posant ainsi la question : L'accusé est-il coupable d'avoir volontairement donné la mort à un enfant nouveau-né? Mais si la qualité de nouveau-né était l'objet d'un débat, on devrait en faire l'objet d'une question distincte, afin de ne pas être exposé à voir les jurés rejeter l'incrimination tout entière.
Dans une accusation d'attentat à la pudeur, qu'il y ait violence ou non, la question doit indiquer qu'il s'agit d'un attentat à la pudeur: car c'est là la caractéristique du crime : le mot attentat seul ne suffirait pas.
Source : Gallica

Michel Colombier Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1881)

Cette impartialité si nécessaire au président des assises pour l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, il n'en a pas moins besoin dans la direction des débats que lui confère l'art. 267. Découvrir la vérité, telle doit être la seule règle de sa conduite.
Mais pour arriver à ce but à travers les accusation du ministère public, les dénégations et les difficultés de toutes sortes que soulèvent l'accusé et son conseil, il faut au président, non seulement l'impartialité, mais une haute intelligence et une rectitude de jugement à toute épreuve.
Source : Gallica

Michel Colombier Faculté de droit de Paris. Droit romain… (1881)

Et il cite un arrêt de la Cour de cassation qui décide « que le Code d'instruction criminelle n'autorise point les tribunaux de répression à condamner un accusé sur son seul aveu ; que ces aveux ne sont que des preuves morales qui ne lient pas l'accusé et qu'il peut toujours les rétracter par suite d'erreur ou autrement. » (Cass. 19 août 1841) .
Le juge de police n'a donc en présence d'un aveu du prévenu qu'une seule obligation : en apprécier en conscience la valeur. Le considère-t-il comme suffisamment probant, il peut baser sur lui sa condamnation.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature