Résumé

Portrait de André Marie Jean Jacques Dupin André Marie Jean Jacques Dupin Observations sur plusieurs points importans de notre législation criminelle… (1821)

Quelque respect que mérite le ministère public, on ne doit pas avoir moins d'égards pour l'homme qui se voue gratuitement à la défense de ses concitoyens, et dont le ministère est aussi nécessaire à l'accomplissement de la justice que l'accusation même, puisque sans défense il ne peut pas y avoir de condamnation légale.
Si le juge doit se montrer indulgent envers le défenseur, à plus forte raison doit-il se piquer de l'être envers l'accusé. Il doit lui pardonner quelque chaleur dans sa propre cause et lorsqu'il s'agit de sa perte ou de son salut.
Source : Gallica

Portrait de André Marie Jean Jacques Dupin André Marie Jean Jacques Dupin Observations sur plusieurs points importans de notre législation criminelle… (1821)

Pour garantie que l'accusé sera suflisamment et convenablement défendu, la loi, sans lui interdire de se défendre lui-même, veut qu'il ait un conseil.
S'il néglige d'en choisir un , le juge doit l'en pourvoir d'office, à peine de nullité de la procédure.
Cette désignation de la part du juge ne doit avoir lieu que faute, par l'accusé, d'avoir fait son choix : car, s'il est un droit qu'on ne puisse refuser à un accusé, c'est assurément de choisir librement l'homme auquel il doit confier le secret de ses pensées, de ses erreurs, de ses faiblesses, de son existence toute entière.
Source : Gallica

Portrait de André Marie Jean Jacques Dupin André Marie Jean Jacques Dupin Observations sur plusieurs points importans de notre législation criminelle… (1821)

Il traite rigoureusement Vaccusé, s'il expose ses preuves justificatives à dépérir, s'il prolonge sa détention outre mesure, s'il le tient au secret.
Il le traite doucement au contraire, s'il laisse à la prévention le temps de se calmer, s'il donne à l'accusé tout le temps de rassembler ses preuves et de se justifier. C'est ce qui arrive surtout dans les procès politiques. Combien de gens n'ont dû leur salut qu'à la différence des temps ! Mais je n'ai rien fait, disaient les victimes de la révolution. — Tu n'as rien fait, infortuné que tu es !
Source : Gallica

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