Droit de vie et de mort

Définition et enjeux

Henri Remy Des Principes généraux du Code pénal de 1791 (1910)

Un mot, en effet, lui parait suffisant pour établir la légitimité de ce droit, la société ainsi que les individus, a la faculté d'assurer sa propre conservation par la mort de quiconque la met en péril. Mais, si le fond du droit est incontestable, de sa nécessité seule dérive la légitimité de son exercice; et de même qu'un particulier n'est dans le cas de légitime défense que lorsqu'il n'a que ce seul moyen de sauver sa vie, ainsi la société ne peut légitimement exercer le droit de vie et de mort que s'il est démontré impossible d'opposer au crime une peine suffisante pour le réprimer.
Source : Gallica

Abbé Desorges De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)

Or, c'est là un des plus grands crimes que l'on puisse commettre ; c'est un attentat à la vie sociale de la nation. Une loi qui en cas semblable porterait peine de mort, serait donc parfaitement conforme aux principes de la justice et de l'équité. i C'est donc une vérité : l'autorité a réellement le droit de vie et de mort. Et c'est sagesse à elle de le conserver, tout en l'appliquant avec une modération mêlée de fermeté et de clémence.
Source : Gallica

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