Résumé

Henri Remy Des Principes généraux du Code pénal de 1791 (1910)

Le méchant ne craint pas Dieu, mais il en a peur; tel est le sentiment qu'éprouve le scélérat à la vue de l'échafaud. Gardez-vous donc de désespérer de l'énergie de ce ressort, très malheureusement nécessaire. Que prétend-on, au reste, lui substituer? Un supplice lent, un supplice de
tous les jours? L'idée n'est pas neuve. Mais quelques années sont à peine écoulées, que le sentiment d'horreur qu'inspire le crime s'affaiblit, on ne voit plus que la peine et son éternelle action ; le criminel finit par intéresser et alors on est bien près d'accuser la loi.
Source : Gallica

Henri Remy Des Principes généraux du Code pénal de 1791 (1910)

« que l'on aura égard à ce que la perte de l'honneur est peu de chose pour quiconque n'a pas rougi de commettre une action honteuse afin que cette perte ne trouve pas lieu d'une peine pécuniaire, à laquelle beaucoup d'individus seraient plus sensibles, et
qu'elle ne soit point infligée à une classe de citoyens quelle ne punirait pas. » Mais, ce que demandent surtout les cahiers, c'est l'abolition de la dégradation de noblesse qui est déshonorante pour le tiers état, « car c'est en quelque sorte insulter un ordre qui renferme tant d'honnêtes gens que d'y reléguer un homme convaincu de crime. »
Source : Gallica

Henri Remy Des Principes généraux du Code pénal de 1791 (1910)

Otez pour ceux-ci la peine de mort, et alors l'imagination la plus faible s'attache sans horreur, je pourrais même dire avec tranquillité, à l'idée de la peine qui y supplée. Quelques années passées dans une parfaite inaction mêlées de quelques jours de douceur et de consolation voilà ce que calcule l'homme qui médite de devenir criminel.
Le second inconvénient, c'est que la peine du cachot, telle qu'elle est proposée, tend à rendre à la société des membres infects; c'est une vérité démontrée pour tous ceux qui connaissent le cœur de l'homme : rien n'est plus rare qu'une conversion sincère.
Source : Gallica

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