Résumé

James Mackintosh Réflexions sur les lois pénales de France et d'Angleterre… (1824)

On voit souvent des circonstances imprévues frapper l'homme qui pouvait le moins s'attendre à être traîné devant les tribunaux : les vertus, l'illustration, le rang même, sont quelquefois impuissans pour nous garantir d'une accusation criminelle. Il suffit d'ailleurs, pour l'intérêt de la société, que le coupable ne puisse échapper, sans l'entourer de précautions hostiles, avant le jugement solennel qui doit fixer son sort.
Quant à la pénalité, le premier soin du législateur doit être de mesurer la rigueur du châtiment à la gravité du crime ou du délit.
Source : Gallica

James Mackintosh Réflexions sur les lois pénales de France et d'Angleterre… (1824)

Ce n'est pas une fausse théorie, c'est un fait bien établi que les chances d'impunité, dans l'état actuel de la législation , se sont multipliées à un tel degré, que l'impunité, rendue plus probable que le châtiment, devient un appât qui invite au crime. Ce relâchement de la rigueur des lois commence par la partie offensée; il exerce son influence sur les témoins, sur les jurés, sur les juges , et l'étend jusque sur les advisers du roi, qui, dans la douceur avec laquelle la loi est exécutée aujourd'hui, se réunissent au sentiment général de la nation.
Source : Gallica

James Mackintosh Réflexions sur les lois pénales de France et d'Angleterre… (1824)

« L'infraction que les lois punissent des peines de police est une contravention; l'infraction que les lois punissent de peines correctionnelles est un délit ; l'infraction que les lois punissent d'une peine afflictive ou infamante est un crime. »
(Art. 1.) D'après ces définitions, il résulterait que l'assassinat n'est pas un crime, parce qu'il est l'action la plus coupable à laquelle un homme puisse se porter, mais parce que le législateur l'a puni d'une peine afflictive et infamante.
Source : Gallica

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