Résumé

James Mill Rapport sur le projet d'un code pénal… (1825)

« La loi ne punit point pour se venger, mais pour prévenir les crimes; elle atteint ce but, dabord en détournant les autres par l'exemple des peines qu'elle inflige au coupable, et en ôtant au coupable lui-même, par la restriction, le pouvoir, et par la réforme, le désir de récidiver dans le crime ». Rappelons-nous « qu'aucune punition plus forte qu'il n'est nécessaire « pour prévenir le délit, ne doit être infligée », et que celles qui produisent cet effet, en joignant la réforme à l'exemple, doivent être préférées.
Source : Gallica

James Mill Rapport sur le projet d'un code pénal… (1825)

Le héros de cette tragédie ne saurait se considérer, comme remplissant un rôle ignoble et vil, et le peuple ne saurait voir, dans l'objet de son admiration ou de sa pitié, un assassin, ni un voleur qui ne lui inspireraient qu'aversion et mépris. Ainsi, le but de la loi est manqué, la force de l'exemple perdu ; la place de l'exécution se convertit en une scène de triomphe pour le patient, dont le crime est oublié; tandis que son courage, sa résignation, ou sa piété, le font regarder comme le martyr, et non comme la coupable victime de la loi.
Source : Gallica

James Mill Rapport sur le projet d'un code pénal… (1825)

Une maxime qui me semble incontestable et sans laquelle l'esclavage aboli par la religion et les progrès des lumières, serait chaque jour à la veille de renaître, c'est que l'homme ne peut aliéner sa personne et ses facultés que pour un temps limité et par un acte de sa volonté propre : si l'usage qu'il en fait est nuisible, ôtez-lui-en l'usage; si le mal dont il est l'auteur, est tel que la sûreté publique exige qu'il en soit privé pour jamais, condamnezle à mort.
Source : Gallica

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