Le travail forcé, peine judiciaire combinant détention et obligation de travailler, a marqué l'histoire pénale de nombreux pays. En France, il a pris la forme des « galères » sous l'Ancien Régime, où les condamnés travaillaient dans des arsenaux, portant une tenue jaune et rouge. Aux États-Unis, les prisonniers vêtus d'un uniforme rayé jaune et noir s'occupaient de travaux routiers, tandis que l'Allemagne nazie imposait des vêtements gris et blanc aux travailleurs contraints.
En Cuba, les UMAP, camps de travail surveillés, ont forcé des opposants politiques à effectuer des tâches rémunérées. Le droit international, notamment les Conventions de Genève, a interdit ce système pour les prisonniers de guerre et les civils. Prosper Poullet soulignait dans le code pénal la sévérité des chaînes et des boulets, tandis que Célestin Bouglé élargissait l'idée de travail au-delà de la production industrielle. En 1960, la France l'a remplacé par la réclusion criminelle, marquant un tournant dans l'histoire des peines pénitentiaires.