Ernest Maindron

Élements biographiques

Ernest Maindron,  L'Académie des sciences : histoire de l'Académie… (1888)

“ Sire, nous ne l'avons pas cru. Vous ne mettez pas votre gloire à détruire. Nos monuments sont conservés. Ce bienfait, si précieux pour l'Institut de France, disparaît en quelque sorte devant des bienfaits tels que jamais aucun souverain n'en dispensa au monde. Vous avez sauvé et Paris-et la France. Avec la liberté, nous recouvrons le roi que nos vœux appelaient. Nous sommes toujours une nation fière, et nous redevenons une nation aimante. L'amour des lettres a été, pour le roi que nous proclamons aujourd'hui, ce qu'il a été, Sire, pour votre belle âme. ”
Source : Gallica

Ernest Maindron,  Le Champ de Mars : 1751-1889 (1889)

“ Quel avantage trouves-tu à persuader à l'homme qu'une force aveugle préside à ses destinées et frappe au hasard le crime et la vertu ; que son âme n'est qu'un souffle léger qui s'éteint aux portes du tombeau ?
L'idée de son néant lui inspire-t-elle des sentiments plus purs et plus élevés que celle de son immortalité ? Lui inspirera-t-elle plus de respect pour ses semblables et pour lui-même, plus de dévouement pour la Patrie, plus d'audace à braver la tyrannie, plus de mépris pour la mort ou pour la volupté ?
”
Source : Gallica

Ernest Maindron,  Marionnettes et guignols : les poupées agissantes et parlantes à travers les âges… (1900)

“ Le Pas des tutus y est étonnant de justesse et d'imprévu : plusieurs danseuses costumées et disposées en brochette, paraissent au fond du théâtre et s'avancent vers le public; un seul fil les fait mouvoir.
Ces danseuses n'ont point de tête, leur torse étant trop renversé pour qu'elles puissent être visibles; mises en mouvement, elles agitent les bras, lèvent les jambes en cadence, vont, viennent, se transportent d'un point à l'autre, paraissent par une coulisse, disparaissent par l'autre, semblent glisser sur un sol imaginaire, toujours dansant au gré de l'opérateur.
”
Source : Gallica

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