Alexandre Mérignhac

Élements biographiques

Alexandre Mérignhac,  Précis de législation et d'économie coloniales (1925)

“ Au surplus, par la force même des choses, les colonies, pays neufs, dépensent moins que les pays vieux habitués à tous les raffinements du luxe, du bienêtre et aux mille nécessités d'une civilisation compliquée. Mais, avec le temps, les besoins de ces pays neufs grandiront comme ces pays eux-mêmes. Et alors le commerce avec eux sera aussi abondant et aussi rémunérateur qu'avec les pays vieux qui sont déjà nos clients. Là encore il convient de répéter que la colonisation n'est point l'oeuvre d'un jour et d'une génération, mais une entreprise de patience et de longue haleine. ”
Source : Gallica

Alexandre Mérignhac,  Traité théorique et pratique de l'arbitrage international… (1895)

“ Les armées de l'Europe renferment des officiers et des soldats d'une énergie et d'une bravoure éprouvées, des chefs qui mettent leurs talents, quelquefois leur génie, au service de la patrie. Ne serait-il pas plus sage, au lieu de réserver toutes ces ressources pour la destruction d'êtres humains, de les tourner vers les voyages, les découvertes, les inventions de toute sorte, en un mot, vers le bonheur de l'humanité développé par le progrès pacifique ? ”
Source : Gallica

Alexandre Mérignhac,  Précis de législation et d'économie coloniales (1925)

“ Coloniser, c'est, en somme, civiliser, c'est-à-dire étendre à des portions de plus en plus grandes de la terre la vis et les progrès économiques, intellectuels et moraux des peuples les plus avancés. Sans doute, on peut soutenir que les colons et négociants, imbus d'idées absolument mercantiles, ne songent pas à tout cela et ne se préoccupent que de s'enrichir en pressurant les populations locales; mais leurs efforts même intéressés amènent inconsciemment à ce résultat; ils sont le véhicule aveugle de la civilisation qui finit par triompher en dehors d'eux et contre eux. ”
Source : Gallica

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