Hypothèque légale

Définition et enjeux

Portrait de Henri Capitant Henri Capitant,  Cours élémentaire de droit civil français… (1930-1931)

“ Quiconque acquiert la propriété d'un immeuble ou un droit réel sur un immeuble craint l'existence d'une hypothèque occulte, soit du chef de celui avec qui il traite, soit surtout du chef des propriétaires antérieurs. Aussi, toutes les fois qu'ils ont à dresser un acte constatant une opération immobilière, constitution d'hypothèque ou aliénation, les notaires ne manquentils pas de rechercher si le débiteur ou le vendeur a été ou non tuteur, et s'il est encore, à ce titre, grevé de l'hypothèque légale. ”
Source : Gallica

Ernest Guibourd,  De l'hypothèque légale de la femme mariée… (1857)

“ Si un créancier a une hypothèque spéciale portant sur l'immeuble, c'est que toutes les hypothèques conventionnelles sont spéciales. Si maintenant par un événement postérieur, un jugement, un mariage, une tutelle, il acquiert une hypothèque générale sur tous les biens de son débiteur, pourquoi serait-il tenu d'exercer son droit sur un immeuble
plutôt que sur un autre?
”
Source : Gallica

Auguste Valette,  Traité des privilèges et des hypothèques (1846)

“ Il est de l'intérêt de la société de dégager, autant que possible, les immeubles des hypothèques. Or, il n'y a pas de nécessité d'imprimer l'hypothèque légale sur les biens du subrogé tuteur; mais, pour la sûreté de sa responsabilité à cet égard, il est raisonnable de se contenter de l'action que le mineur peut exercer contre lui, lorsqu'il y a lieu à réclamer cette responsabilité. On devrait craindre d'ailleurs que les citoyens ne fissent tous leurs efforts pour éloigner d'eux les fonctions de subrogé tuteur, s'ils devaient être grevés d'une hypothèque aussi générale (1) . ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature