Ernest Guibourd, De l'hypothèque légale de la femme mariée… (1857)
“ La femme mariée a-t-elle une hypothèque légale pour les aliments qu'elle réclame de son mari? On décidait généralement la négative dans l'ancien droit, et c'est encore, je crois, la solution qu'il faut admettre. Mais, dit-on, la femme n'est-elle pas créancière du mari, et n'est-ce pas dès lors violer l'article 2121? Oui, la femme est créancière du mari, mais sa créance est d'une nature spéciale. La dette d'aliments est proportionnée à la fortune du débiteur ; elle augmente et diminue avec cette fortune, elle disparaît avec elle ; à quoi servirait une hypothèque à la femme? ”
