Résumé

Ernest Guibourd De l'hypothèque légale de la femme mariée… (1857)

La femme mariée a-t-elle une hypothèque légale pour les aliments qu'elle réclame de son mari? On décidait généralement la négative dans l'ancien droit, et c'est encore, je crois, la solution qu'il faut admettre. Mais, dit-on, la femme n'est-elle pas créancière du mari, et n'est-ce pas dès lors violer l'article 2121? Oui, la femme est créancière du mari, mais sa créance est d'une nature spéciale. La dette d'aliments est proportionnée à la fortune du débiteur ; elle augmente et diminue avec cette fortune, elle disparaît avec elle ; à quoi servirait une hypothèque à la femme?
Source : Gallica

Ernest Guibourd De l'hypothèque légale de la femme mariée… (1857)

Dans la cession d'hypothèque, improprement appelée subrogation, il n'y a rien de semblable. La femme ne reçoit point son payement; elle conserve sa créance entière. En outre, tandis que, dans la subrogation proprement dite, le créancier ne se dépouille de rien, conserve au contraire le droit d'être payé, même avant le subrogé, la femme se dépouille, en faveur du cessionnaire, de son droit de préférence. Or, si la femme ne peut pas venir exercer son droit de préférence au détriment de celui auquel elle l'a cédé, comment ses ayants cause pourraient-ils avoir plus de droits qu'elle?
Source : Gallica

Ernest Guibourd De l'hypothèque légale de la femme mariée… (1857)

Il est bien certain que la simple obligation de la femme n'emporte, au profit de celui envers lequel elle s'est obligée, aucune affectation spéciale des droits hypothécaires qu'elle peut avoir à exercer sur les biens de son mari pour des causes diverses étrangères à l'obligation ; mais la femme qui s'oblige solidairement avec son mari, acquiert par là même une hypothèque prenant rang du jour de l'obligation, et nous pensons que le créancier de cette obligation a un droit spécial préférable à tout autre sur l'affectation hypothécaire qui garantit l'indemnité de la femme.
Source : Gallica

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