Gaston-Ambroise Sabouraud, De l'hypothèque des femmes en droit romain et en droit français (1870)
“ Quand le législateur a donné à la femme une hypothèque générale, il n'a point entendu la lui imposer avec ce caractère. C'est une faveur, un bénéfice qu'il lui offre pour la mettre en garde contre les prodigalités du mari ; mais, si elle se reconnaît assez forte pour se défendre seule, c'est avec plaisir qu'il la verra spécialiser sa garantie, conséquemment ne diminuer que le moins possible le crédit de son conjoint, éviter l'accumulation d'hypothèques sur le même immeuble et ainsi des frais d'autant plus dispendieux qu'il se présente à l'ordre plus de créanciers hypothécaires. ”
