Résumé

Gaston Courjean Étude des dangers de l'hypothèque légale de la femme mariée et des remèdes qui pourraient y être apportés… (1900)

Nous avons déjà établi que l'hypothèque légale de la femme mariée, telle que la réglemente notre Code civil, non seulement expose les tiers aux plus fâcheuses surprises et prive le mari de tout crédit, mais encore par surcroît tourne souvent au détriment de la femme.
L'hypothèque légale, loin de servir les intérêts de la femme mariée, lui est au contraire préjudiciable, et non seulement elle lui est préjudiciable, mais encore elle est illusoire et ne la protège pas, puisque, à chaque instant, la femme est amenée pour sauver le crédit de son mari à renoncer à cette garantie.
Source : Gallica

Gaston Courjean Étude des dangers de l'hypothèque légale de la femme mariée et des remèdes qui pourraient y être apportés… (1900)

A l'heure actuelle, suivant les régions, le régime de la communauté avec ses modifications et le régime dotal sont les deux formes qui sont employées le plus fréquemment. La séparation de biens qui est l'indice d'une défiance complète de la femme à l'égard de son mari n'est qu'une exception.
D'ailleurs, quelle que soit la forme à laquelle, dans
le but d'éviter les dangers de l'hypothèque légale, on donne la préférence, il est clair qu'il est impossible d'imposer aux époux l'adoption d'un régime déterminé.
Source : Gallica

Gaston Courjean Étude des dangers de l'hypothèque légale de la femme mariée et des remèdes qui pourraient y être apportés… (1900)

Depuis la promulgation du Code civil de nombreuses réformes ont été tentées pour atténuer les dangers que présentaient les hypothèques légales dispensées d'inscription ; seules quelques modifications de détail ont abouti ; il reste encore beaucoup à faire en cette matière.
Un régime hypothécaire n'a en effet sa raison d'être qu'autant qu'il a pour résultat de « raffermir le crédit, encourager l'agriculture, rassurer le commerce et l'industrie », et l'hypothèque, à la bien considérer, ne se justifie qu'en jouant un rôle protecteur et en portant en elle-même son remède par une sage limitation.
Source : Gallica

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