Résumé

Romain Cubain Traité des droits des femmes en matière civile et commerciale (1842)

Dans la première, le pouvoir du mari est sans limites, sans responsabilité. Le mari dispose des biens communs comme de ses biens personnels; il les peut donner, dissiper, détruire sans en être comptable; il les grève définitivement de toutes les obligations auxquelles il s'engage, à quelque titre et pour quelque cause que ce soit ; et l'on arrive à ce résultat bizarre, mais logique, à savoir que la communauté ne commence que lorsquelle se dissout, car ce n'est qu'au moment où cessent les pouvoirs absolus et exclusifs du mari, que les droits de la femme prennent naissance.
Source : Gallica

Romain Cubain Traité des droits des femmes en matière civile et commerciale (1842)

On a récemment soutenu devant la Cour de cassation, que la clause d'un contrat de mariage par lequel la femme qui se soumet au régime dotal se réserve l'administration de sa dot, est nulle comme illicite, ou ne vaut tout au plus que comme un mandat volontaire et révocable donné par le mari à la femme ; que le mari, par conséquent, peut toujours, et sans le consentement de sa femme, s'immiscer dans la gestion des biens dotaux.
Source : Gallica

Romain Cubain Traité des droits des femmes en matière civile et commerciale (1842)

Si l'on devait reprendre le projet de donner force de loi à cette merveilleuse découverte de la censure maritale contre laquelle l'art. 7, §. 2, de la Charte est impuissant, quelqu'un ne songerait-il point à la compléter en proposant que le mari ne puisse publier aucun écrit sans l'autorisation de sa femme? Cela serait justice; car il y a plus d'hommes que de femmes qui, par leurs écrits, blessent la susceptibilité de leur conjoint, et cela, sans doute, par cette raison unique que l'on compte parmi les gens de lettres plus de maris que de femmes.
Source : Gallica

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