Résumé

Gustave Rombaut Faculté de droit de Douai. Thèse pour le doctorat… (1877)

La séparation de biens, dit M. Dutruc, donne à la femme le droit de ressaisir une administration devenue périlleuse entre les mains du mari, mais elle ne saurait l'affranchir de l'influence que ce dernier exercera toujours sur ses actions; elle ne peut la soustraire à l'empire de l'attachement, non plus qu'à l'habitude de la déférence et aux défaillances de la faiblesse. Il sera donc facile au mari d'obtenir de sa femme séparée de biens qu'elle vende ses immeubles, et il pourra en toucher le prix, se l'approprier, le dissiper.
Source : Gallica

Gustave Rombaut Faculté de droit de Douai. Thèse pour le doctorat… (1877)

« L'idée qu'une personne, incapable d'aliéner certains biens sans l'autorisation ou le consentement d'un tiers, est par cela même incapable de les engager par des obligations valablement contractées sans ce consentement ou cette autorisation, n'est pas
exacte : qui s'oblige oblige le sien. » (Aubry et Rau V — texte et note 78) — Mais vous arrivez ainsi à la violation de l'art. 1449, nous dit-on? — Nous répondons que donner à un engagement valablement contracté toutes les conséquences que la loi lui fait produire, ce n'est pas violer indirectement la loi.
Source : Gallica

Gustave Rombaut Faculté de droit de Douai. Thèse pour le doctorat… (1877)

Ce qui était vrai du divorce est vrai de la séparation de corps, qui produit aussi par voie de conséquence la dissolution de la communauté, et si la séparation de corps n'a pas d'effet rétroactif quand les époux sont mariés sous le régime de la communauté, on ne voit pas pourquoi elle produirait cet effet quand ils sont mariés sous tout autre régime. Remarquons enfin que si la loi fait rétroagir le jugement de séparation de biens, c'est afin d'assurer à la femme une protection efficace contre la gestion du mari
Source : Gallica

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