Résumé

Gustave Sedillon De la puissance maritale : thèse de doctorat (1869)

Nous allons reconnaître, j'espère, que le Code n'est point en contradiction avec lui-même, que la puissance maritale est invariable, et que les jurisconsultes qui veulent la mesurer sur les clauses du contrat nuptial confondent deux choses qu'il faut nettement distinguer.
La femme, en se mariant, transfère le plus souvent à son mari un droit d'administration, de jouissance, parfois même de copropriété sur les biens qu'elle possède. Mais ce droit, que le contrat de mariage mesure et réglemente, n'est point un élément de la puissance maritale et ne saurait se confondre avec elle.
Source : Gallica

Gustave Sedillon De la puissance maritale : thèse de doctorat (1869)

Dites donc alors que la femme, sous le régime dotal, ne peut pas faire un commerce séparé ; dites qu'elle ne peut être que le commis de son mari; cela sera du moins plus net. Mais permettre à la femme de faire un commerce séparé et puis conclure qu'elle n'y a aucune espèce d'intérêt, ni perte, ni profit, c'est presque de l'ironie ! Tel ne paraît pas avoir été l'esprit du Code.
Voyez l'art. 387 : La jouissance légale des père et mère ne s'étendra pas aux biens que les enfants pourront acquérir par un travail et une industrie séparés.
Source : Gallica

Gustave Sedillon De la puissance maritale : thèse de doctorat (1869)

En un mot, et pour nous résumer en une règle précise, nous dirons que les fruits de la dot appartiennent au mari pour la même raison que la dot elle-même, c'est-à-dire pour subvenir aux frais du mariage; que, par conséquent, tout ce qui n'est pas de nature à remplir ce but doit être réputé dotal et compris dans l'action rei uxoriw.
Quelque générale qu'elle soit, cette règle souffre cependant certaines exceptions.
Lorsqu'une chose mobilière ou immobilière est apportée en dot au mari avec estimation, de droit commun, et en l'absence de toute clause particulière, cette estimation vaut vente.
Source : Gallica

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