Henri Laurain, De la puissance maritale : thèse pour le doctorat présentée à la Faculté de droit de Nancy (1866)
“ Néanmoins, bien que le mari ait la puissance maritale sur sa femme, celle-ci n'est pas complètement à sa merci. Il peut refuser son consentement, ou être dans une sorte d'incapacité ou d'impuissance physique ou légale; alors la femme s'adresse à la justice, la sauvegarde de ses intérêts, qui, après avoir apprécié la situation où elle se trouve, tranche le différend. Dans le cas où la société est intéressée à l'accomplissement d'un devoir de la femme, si on peut craindre que le mari n'abuse de la situation faite à son épouse, cette subordination doit nécessairement cesser. ”
