Résumé

Henri Laurain De la puissance maritale : thèse pour le doctorat présentée à la Faculté de droit de Nancy (1866)

Néanmoins, bien que le mari ait la puissance maritale sur sa femme, celle-ci n'est pas complètement à sa merci. Il peut refuser son consentement, ou être dans une sorte d'incapacité ou d'impuissance physique ou légale; alors la femme s'adresse à la justice, la sauvegarde de ses intérêts, qui, après avoir apprécié la situation où elle se trouve, tranche le différend.
Dans le cas où la société est intéressée à l'accomplissement d'un devoir de la femme, si on peut craindre que le mari n'abuse de la situation faite à son épouse, cette subordination doit nécessairement cesser.
Source : Gallica

Henri Laurain De la puissance maritale : thèse pour le doctorat présentée à la Faculté de droit de Nancy (1866)

Au Nord, l'influence germanique avait gardé la prépondérance, et l'organisation de la famille était restéi jusqu'à un certain point ce qu'elle était sous les lois salique et burgonde ; mais dans le Midi, le Droit romain avait triomphé des usages barbares, et adopté presque entièrement par les Wisigoths, il obtenait de jour en jour plus d'autorité.
Voilà pourquoi on disait : « de coutume, la femme est en puissance de son mari, autrement, est de droit écrit. » Toutefois, cette indépendance complète de la femme ne s'étendait qu'aux biens paraphernaux.
Source : Gallica

Henri Laurain De la puissance maritale : thèse pour le doctorat présentée à la Faculté de droit de Nancy (1866)

Le mari a sur les biens de la femme un pouvoir aussi absolu que sur sa personne. Il en devient le seul propriétaire et semble s'en être approprié ainsi toute l'individualité. Du jour du mariage, elle est morte aux yeux du droit civil, et le mari est devenu son héritier. La manus a produit en sa faveur une successio in universum (2) . Aussi, ne saurait-il être ici question d'autorisation. La femme n'a d'autre personnalité que celle du mari ; elle pourra bien acquérir ou stipuler, mais ce sera toujours au profit du mari, sans qu'elle puisse cependant l'obliger par ses actes (5) .
Source : Gallica

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