Nullité juridique

Définition et enjeux

Alfred Trolley,  Étude sur la lésion en droit romain et en droit français (1872)

“ Voilà la théorie de la nullité dite de non esse, nullité absolue, primordiale, opposable à tous et par tous, et impossible à couvrir, nullité telle que, sous les signes menteurs de l'écriture, la convention, le lien juridique, n'a jamais vu le jour et ne le verra jamais; nullité qui diffère autant de la non-validité qu'un enfant mort-né diffère d'un enfant non viable.
Non-validité, voilà le terme qui embrasse parfaitement sous le Code les actes annulables ou rescindables, les actions en nullité ou en rescision.
”
Source : Gallica

Onésime Masselin,  Dictionnaire juridique de O. Masselin… (1888)

“ Toute action tendant à faire prononcer une nullité ou une responsabilité en matière de société ne devrait pas dépasser cinq ans, à compter du jour même de la création de la société : si pendant ce délai, les inconvénients de l'irrégularité ne se sont pas fait sentir, c'est qu'ils sont nuls ; les pertes qui arrivent ne proviennent plus de l'irrégularité de l'acte, mais de l'industrie sociale; et la loi, en permettant de réveiller après un long temps des nullités, inaperçues parce qu'elles n'ont pas nui, favorise des procès injustes ; elle pousse au chantage. ”
Source : Gallica

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