Fiction juridique

Définition et enjeux

Eugène Petit Cours de droit administratif et de législation française des finances… (1897-1905)

Mais d'autre part la fiction serait dénuée de tout effet juridique, l'abstraction demeurerait à l'état de pure hypothèse, si la loi n'intervenait pas pour la reconnaître et la sanctionner. S'il est loisible à chacun d'imaginer des fictions, seul le législateur a qualité pour les introduire dans le domaine du droit positif, et pour en faire des personnes civiles, capables de constituer des sujets de droit, à l'image des personnes réelles.
Source : Gallica

Portrait de Henri Capitant Henri Capitant Introduction à l'étude du droit civil… (1929)

Le système de la fiction de vait tout naturellement conduire à la négation de l'idée même de personnalité juridique.
Si les hommes seuls peuvent être des sujets de droits, si les personnes juridiques ne sont que des créations arbitraires, imaginées par le législateur, à quoi bon conserver cette fiction ? Ce n'est qu'un échafaudage qui a pu avoir son utilité, mais qui doit nécessairement disparaître, pour laisser voir la réalité. Il faut en débarrasser la science. Derrière cet être imaginaire, il y a les hommes, êtres réels, qui se sont associés, seuls sujets possibles de droits.
Source : Gallica

Bochko-K. Péritch Contribution juridique en vue de l'élaboration d'un code civil yougoslave… (1936)

Etant une fiction, une abstraction, la vie réelle lui faisant défaut, la personne morale ne saurait encourir la responsabilité pénale.
Cependant, il n'en est plus de même quand il s'agit de la responsabilité civile des personnes" morales. Bien que la personne morale soit une fiction, elle est douée de la capacité juridique. Cette fiction est le sujet de droits, capable de contracter et passible d'obligations. Une fois abstraction faite, l'association étant sujet de droits, pourquoi ne pas la compléter aussi largement que possible ?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature