Pierre Arnaud Réforme de la législation relative à l'outrage aux bonnes moeurs… (1927)

Une œuvre ne pouvant tomber sous le coup de la loi que si elle nuit à la pudeur, une œuvre d'art est-elle moins dangereuse pour la pudeur qu'une œuvre grossière ?
Il ne s'agit pas là d'une sanction purement morale. Il ne s'agit pas de rechercher si l'amateur ou le lecteur sont prêts à admirer l'œuvre d'Art et sont disposés à repousser l'œuvre grossière. Il s'agit de savoir si une législation sur les bonnes mœurs peut punir d'amende
et de prison l'auteur d'une œuvre obscène grossière et, à côté de cela, laisser impuni l'auteur d'une œuvre d'Art qui choque la pudeur.
Source : Gallica

Pierre Arnaud Réforme de la législation relative à l'outrage aux bonnes moeurs… (1927)

La pornographie est une des causes de la crise de la natalité, qui sévit dans notre pays.
Voilà les effets néfastes d'une éducation sexuelle mal faite. Voilà les conséquences que va avoir le développement de la pornographie. Réprimer l'outrage aux bonnes mœurs, c'est aider le père dans la lourde tâche qu'il a assumée. Une législation qui veut
mettre un terme aux débordements de la pornographie doit, au lieu de chercher à défendre la pudeur publique, assurer la protection de la moralité du mineur.
Source : Gallica

Pierre Arnaud Réforme de la législation relative à l'outrage aux bonnes moeurs… (1927)

Pourquoi cela? parce que le mécanisme de la répression a beau être plus ou moins compliqué, plus ou moins perfectionné, toujours et partout nous trouvons comme essence du délit « l'obscénité ». Nous rencontrons partout la même formule vague, imprécise, dangereuse. Parfois le nom change. On rencontre : le licencieux, l'atteinte à la morale ou à la décence publique, ce qui blesse grossièrement l'honnêteté, ce qui tend à la corruption, mais tous ces termes ne visent qu'à indiquer un degré de l'obscénité. La notion de l'obscène reste à la base du délit.
Source : Gallica

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