André Gide,
Les Faux-monnayeurs
“ — Vous ne connaissez rien de la vie. Vous pouvez tout attendre d’elle. Savez-vous quelle a été ma faute ? De ne plus en attendre rien. C’est quand j’ai cru, hélas ! que je n’avais plus rien à attendre, que je me suis abandonnée. J’ai vécu ce printemps, à Pau, comme si je ne devais plus en voir d’autres ; comme si plus rien n’importait. Bernard, je puis vous le dire, à présent que j’en suis punie : ne désespérez jamais de la vie. ”
