Edmond Jaloux,
L'âge d'or
(1926)
“ De nouveau, la curiosité l’emportait sur l’inertie, le goût de l’imagination sur la saturation du réel. Il y avait dans l’univers des groupements d’êtres, des groupements d’idées et d’émotion qui me rappelaient la maison enchantée de Saint-Henri ; je m’attachai à les découvrir, à les reconnaître. J’avais perdu Béatrice, mais je retrouvais souvent son atmosphère ; elle était comme ces musiques des nuits d’automne que l’on soupçonne même quand le vent se tait, quand les feuilles font silence, et qui pénètrent à travers les fenêtres comme une fumée et dans les âmes comme un pressentiment. ”

