Résumé

Portrait de Edmond Jaloux Edmond Jaloux André Favory : vingt-huit reproductions de peintures et dessins… (1926)

Lorsque André Favory a commencé d'obéir à l'appel, irrésistible pour lui, du monde extérieur, l'impressionnisme français tombait en poussière, en poussière de couleurs, il est vrai, mais en poussière tout de même. Rien n'est plus dangereux qu'un grand créateur ; il trace dans la route une ornière profonde où il est si naturel de mettre, à son tour, ses pas, que bien peu ont le courage de s'écarter d'une tentation facile et de chercher un chemin dont ils ne voient pas l'aboutissement. Les grands artificiers de l'impressionnisme avaient fini de jeter dans la nuit leurs gerbes d'illumination.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jaloux Edmond Jaloux André Favory : vingt-huit reproductions de peintures et dessins… (1926)

Il y a eu une certaine pédanterie dans le cubisme, ou tout au moins dans la plus grande partie du cubisme : c'était de la peinture de chaire, de la peinture d'enseignement ; or, rien n'est moins pédant, moins prédicant, moins livresque que la nature foncière d'André Favory. On vit se former en lui un peintre uniquement sensuel, violent, même brutal, mais dont la puissance était réelle et qui avait besoin, pour accomplir sa course, de prendre un furieux élan.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jaloux Edmond Jaloux André Favory : vingt-huit reproductions de peintures et dessins… (1926)

Il faut autant de tact que de force, de conscience que d'habileté, de réflexion que de labeur pour se maintenir toute sa vie à égale distance de ce qu'on
appelle le « fauvisme » (puisque cet affreux néologisme existe) et d'un classicisme académique. Mais ce qui sauvera M. André Favory, c'est son amour de la vie, son tempérament passionné, son don véritablement magnifique de reproduire les formes de la nature avec une joyeuse, avec une franche, avec une simple abondance.
Source : Gallica

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