André De Ridder

Résumé

André De Ridder,  Henri de Braekeleer (1931)

“ De même ses personnages ne s'agitent guère, bougent à peine. Leurs gestes sont rares, mesurés, quelque peu figés. Ils écoutent leurs voix intérieures plutôt que les appels de la rue. Ils s'enveloppent de silence, de songe, de méditation. Le plus souvent le personnage se trouve seul dans la vaste chambre, n'a même pas d'interlocuteur. Parfois même l'intérieur est vide, peuplé non par des hommes ou des femmes de chair et de sang,
mais par des ombres, par une ombre surtout : celle du peintre qui s'y recueille, qui y poursuit son calme rêve. Un rêve de jadis, mélancolique et doux.
”
Source : Gallica

André De Ridder,  Henri de Braekeleer (1931)

“ Les chambres vides se peuplent de fantômes, les meubles, les bibelots commencent à vivre sous la lumière implacable, les rideaux s'agitent sous un souffle invisible, fait de vent et de clarté. Ce qui ressemblait à une heure presque stérilisée devient une heure vivante, confidentielle, tendre, chargée des messages d'une âme taciturne qui n'a su exprimer que dans la peinture ses singuliers émois. Tous les tons jouent leur partie muette, en mesure, accouplés pour toujours, autour de ce silence central qui peu à peu s'étoffe et finit par avoir la voix du peintre. ”
Source : Gallica

André De Ridder,  Henri de Braekeleer (1931)

“ De toute façon, il est tout pénétré d'amour, de Braekeleer aime à sa manière, subtilement, d'une candide et pieuse affection, tout ce qu'il admet dans son univers, les objets comme les hommes, les fleurs comme les chairs, les étoffes comme les fruits. Il n'est point pour lui de barrière isolante entre l'animé et l'inanimé. Dans la lumière tout vit, qui est substance. Pour un peintre de son espèce, toute matière est sacrée. Il s'épuise à la saisir, à la capter sur un bout de toile, dans sa splendeur et son mystère, fidèlement et glorieusement. Physique et métaphysique de la peinture. ”
Source : Gallica

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