André De Ridder, Henri de Braekeleer (1931)
“ De même ses personnages ne s'agitent guère, bougent à peine. Leurs gestes sont rares, mesurés, quelque peu figés. Ils écoutent leurs voix intérieures plutôt que les appels de la rue. Ils s'enveloppent de silence, de songe, de méditation. Le plus souvent le personnage se trouve seul dans la vaste chambre, n'a même pas d'interlocuteur. Parfois même l'intérieur est vide, peuplé non par des hommes ou des femmes de chair et de sang, mais par des ombres, par une ombre surtout : celle du peintre qui s'y recueille, qui y poursuit son calme rêve. Un rêve de jadis, mélancolique et doux. ”
