James Ensor

Définition et enjeux

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren James Ensor

L’effigie qu’Henri de Groux vient de nous donner de James Ensor nous le représente robuste et presque gras. Les cheveux grisonnent, le teint s’enlumine, l’allure est massive. L’appuie-main tenu entre les doigts fait songer vaguement à quelque sceptre. Ensor semble commander à son art dont une page caractéristique se devine au fond de la toile. Le voici donc tel que l’âge mûr le définit. Au surplus l’œuvre compte et s’affirme excellente.
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Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren James Ensor

Si James Ensor rappelle quelque peintre, c’est parmi ses cadets, parmi ceux qui innovent et préparent l’avenir et non point parmi ses aînés qu’il le faut chercher. Il n’est pas de ceux qui imitent ; il est de ceux qui découvrent. Il est plutôt d’accord avec ceux qui viennent, qu’avec ceux qui sont venus.
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Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren James Ensor

Cette suite de sujets renseigne — et que d’autres petites planches l’affirment comme elle — sur l’inépuisable fantaisie de James Ensor. On la croit au bout de sa trépidation et toujours et encore elle recommence. Elle est véloce et incessante comme le tic-tac d’une montre. Elle s’agite jour et nuit. La moindre observation faite au hasard la remonte comme le petit tour de clef quotidien redonne la vie aux ressorts distendus.
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