Albert Aubert, Réflexions et menus-propos d'un peintre genevois ou Essai sur le beau dans les arts… (1848)
“ Vous l' entendez : le jaune , le rouge , le bleu abondent dans cette peinture , et elle manque de couleur ! C' est que si , à la vérité , le peintre a rendu les teintes de l' objet représenté par des teintes analogues , il aura négligé la valeur relative de ces tons locaux ; or c' est là ce qui , plus que toute autre chose , constitue le talent du coloriste . La preuve ? c' est que le coloriste se montrera coloriste au bistre , à l' encre de Chine , au charbon même ; mais donnez à celui qui ne l' est pas les plus belles , les plus riches couleurs à employer , il ne sera jamais coloriste . ”
