François-Anatole Gruyer

Élements biographiques

Portrait de François-Anatole Gruyer François-Anatole Gruyer La peinture au château de Chantilly… (1896-1898)

Ce portrait nous saisit par quelque chose de fier et de simple en même temps. Le vrai s'y révèle dans les traits si vigoureusement accentués du visage, dans la fermeté de la pose, dans la résolution du geste, jusque dans le goût de l'accoutrement. Le caractère s'y dévoile avec énergie, par la décision de la ligne et par la franchise du ton. L'âme et les muscles y sont également en action. On y sent une volonté inflexible, sans agitation vaine. Ne dirait-on pas que ce jeune homme, au teint mat et bronzé par le soleil de Rome, est prêt déjà pour la gloire?
Source : Gallica

Portrait de François-Anatole Gruyer François-Anatole Gruyer Exposition internationale de Londres… (1872)

Les Grecs ont imprégné de leur génie tout ce qu'ils ont touché de leurs mains. Rome est venue, du poids de son omnipotence, alourdir et pour ainsi dire matérialiser cet amour, si plein de délicatesse et de grâce, que les Hellènes avaient eu pour la nature et pour l'homme, jusque dans les créations les plus familières, les plus intimes, les plus indispensables. Le christianisme, en prenant possession du monde moral, a rêvé pour les choses usuelles une nouvelle beauté. Les meubles et les objets meublants du moyen âge ont la sévérité naïve qui les fait aimer jusque dans leurs imperfections.
Source : Gallica

Portrait de François-Anatole Gruyer François-Anatole Gruyer La peinture au château de Chantilly… (1896-1898)

Dans le domaine du portrait, Jean-Marc Nattier est
le représentant par excellence d'un art qui semblait se plaire à dénaturer la nature, d'un art ou la gaucherie était méditée et l'ingénuité savante, d'un art où les intonations naturelles auraient sonné faux, mais, en fin de compte, d'un art qui avait parfaitement sa raison d'être, parce qu'il était fait à l'image d'un siècle où l'on exigeait du peintre qu'il ajoutât des grâces à la ressemblance. Nattier a eu le mérite de rendre avec un grand charme ce qu'il y avait de factice et de superficiel dans la haute société de son temps.
Source : Gallica

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