François-Anatole Gruyer

François-Anatole Gruyer

Résumé

Portrait de François-Anatole Gruyer François-Anatole Gruyer La peinture au château de Chantilly… (1896-1898)

Quant au fond perdu sur lequel se détache cette figure, il est d'un gris sombre et justifie la recommandation faite par le peintre lui-même dans ses Conseils sur la peinture de portraits : « Que le fond, derrière le modèle, soit en général d'un ton doux et uni, ni trop clair, ni trop foncé. » Mme Vigée-Lebrun a imprimé à cet aimable portrait son habituelle sensibilité, mais avec quelque chose de toujours apprêté. Ce qu'elle n'y a pas mis, parce qu'il n'était pas en son pouvoir de l'y mettre, c'est cet accent profond de la vie, devant lequel on se sent en présence de quelqu'un.
Source : Gallica

Portrait de François-Anatole Gruyer François-Anatole Gruyer La peinture au château de Chantilly… (1896-1898)

La figure, de trois quarts à gauche, est coupée à micorps, ainsi qu'à mi-bras, et s'enlève en lumière sur un fond clair d'un vert d'eau virant au bleu. C'est ce qu'on appellerait aujourd'hui un portrait de plein air. Le visage est baigné des plus douces clartés, mais avec discrétion, sans éclat ni tapage. Les traits, à peine accusés, sont d'une vérité pénétrante. On les voit ainsi que dans un songe, et il est impossible de se méprendre sur la valeur pittoresque et sur la signification morale de chacun d'eux. La femme, quoiqu'elle ne soit pas vieille encore, est fatiguée déjà.
Source : Gallica

Portrait de François-Anatole Gruyer François-Anatole Gruyer La peinture au château de Chantilly… (1896-1898)

Le roi Louis-Philippe est mort depuis huit ans déjà ; la reine a huit ans encore à vivre, et son deuil ne finira qu'avec sa vie. Ary Scheffer, l'ami des jours heureux, est resté l'ami des mauvais jours. Depuis dix ans, ce n'est plus aux Tuileries qu'il visite la famille royale, c'est à Claremont, et c'est là qu'il vient faire le portrait de Marie-Amélie de Bourbon. La reine est de trois quarts à droite, à mi-jambes et dans ses habits de veuve, affaissée plutôt qu'assise dans un large fauteuil, épuisée par la douleur plus encore que par l'âge, les traits éteints et comme lointains déjà.
Source : Gallica

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