Résumé

Portrait de Rosalba Carriera Rosalba Carriera Journal de Rosalba Carriera pendant son séjour à Paris en 1720 et 1721 (1865)

MARIETTE A ROSALBA. 26 novembre 1722.
« Il faudroit être insensible à toutes les grâces pour n'être pas touché de celles que vous avez répandues sur ces nouveaux ouvrages.
M. Rigaud, comme le souverain maître du goût, a compris mieux que personne toute leur valeur. Mais il ne s'attendoit pas à un aussi riche cadeau. Vous possédez un trésor inestimable; tout ce qui sort de votre main ne peut être que parfait. Vos deux tableaux sont admirables. M. Rigaud a une préférence pour celui qui représente la belle blonde. Vous recevrez bientôt de lui une lettre de remercîment. »
Source : Gallica

Portrait de Rosalba Carriera Rosalba Carriera Journal de Rosalba Carriera pendant son séjour à Paris en 1720 et 1721 (1865)

Il n'y avoit personne qui ne se crût capable de copier la nature, on en avoit sous la main toutes les tonalités et les dégradations les plus subtiles. Tout le dix-huitième siècle se sentoit inévitablement attiré vers cet aimant, tous mettoient la main à ces crayons en pâte, depuis les jeunes demoiselles de notre cour de France, jusqu'à cet homme de fer, Frédéric le Grand, qui distrayoit dans sa prison de Custrin, ses ennuis de Prince-Royal par la portraiture du pasiel1. On n'y voit que trop qu'un grand capitaine peut faire un très mauvais peintre.
Source : Gallica

Portrait de Rosalba Carriera Rosalba Carriera Journal de Rosalba Carriera pendant son séjour à Paris en 1720 et 1721 (1865)

Je les reconnois toujours de
plus en plus depuis votre lettre du 22 février que j'ai reçue, il y a quelques jours, avec le Mercure de France; elle est plutôt un éloge auquel je suis d'autant plus sensible qu'il m'est moins dù. Vous vous ingéniez trop à trouver du mérite dans mes foibles ouvrages; il ne nie faut rien moins que la parfaite connoissance que j'ai de moi-même pour ne pas m'en enorgueillir. Plût à Dieu que j'eusse mérité tant d'honneur.
Je ne le dois qu'à la bonté de mes amis, à la générosité des artistes de l'Académie et de la nation françoise.
Source : Gallica

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