Théodore Gosselin,
Histoire anecdotique des Salons de peinture depuis 1673
(1881)
“ C'est la confusion même ; les spectateurs ne sont pas plus bigarrés que les objets qu'ils contemplent. Un badaud prend un des personnages de la fable pour un saint du paradis, Typhon pour Gargantua, Caron pour saint Pierre, un satyre pour un démon et l'arche de Noé pour le coche d'Auxerre. Eh bien ! ce peuple qui n'a aucune connaissance en peinture, va par instinct au tableau le plus vrai, il ne le manque pas. C'est qu'il est juge de la vérité, du trait naturel, et tous ces tableaux sont faits pour être jugés en dernier ressort par l'oeil du public. ”
