Ferdinand de Lasteyrie

Ferdinand de Lasteyrie

Résumé

Portrait de Ferdinand de Lasteyrie Ferdinand de Lasteyrie Causeries artistiques (1862)

Ce n'est pas une œuvre sans mérite qu une copie bien faite. Allez voir celle du Jugement dernier, de Michel-Ange, à l'École des beaux-arts, celles des immortelles fresques de Raphaël au Panthéon. Par des copies ainsi faites, on popularise les œuvres du génie, et l'on propage les notions du beau.
L'enseignement de l'art industriel contribue certainement beaucoup, ainsi que j'espère le démontrer plus loin, à la supériorité de notre goût national. Mais rien ne saurait mieux le compléter qu'un enseignement classique supérieur, destiné à lui servir de base et de point de départ.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand de Lasteyrie Ferdinand de Lasteyrie Causeries artistiques (1862)

Mais le public, dans son exigeante naïveté, a tout bonnement la prétention de trouver la couleur et la forme réunies dans une œuvre d'art comme dans les œuvres de la nature. Son tort n'est pas de méconnaître les qualités du peintre; c'est d'être trop sensible à celles qui lui manquent.
Il est partout le même, cet excellent public. Au théâtre, dans la politique, on lui retrouve toujours les mêmes instincts.
Au théâtre, voyez le populaire naïf et passablement inculte qui forme d'habitude le parterre de la Gaîté, de l'Ambigu ou des Délassements-Comiques.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand de Lasteyrie Ferdinand de Lasteyrie Causeries artistiques (1862)

L'école hollandaise, l'école flamande, incomparables dans l'art du clair obscur, inimitables dispensatrices de cette lumière dont la nature fut si avare pour leurs pays, trop amoureuses peut-être des misérables réalités de la vie humaine, mais si habiles à les revêtir d'un séduisant vernis, tombent à leur tour de la vérité dans la minutie, de la vie familière dans la trivialité, et s'éteignent à la fin presque aussi complètement que l'école italienne.
Source : Gallica

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