Résumé

Paul Perier Un nouveau Raphaël au Louvre ; Nos musées de peinture ancienne et moderne… (1870)

Le visage altongé participe du chinois; la joue droite est fluxionnée, l'expression, nulle. Sans doute il n'y a plus cette fois à chercher la contemplation quasi cataleptique, la solennité, l'impersonnel que donnaient à la Vierge les précurseurs, les défricheurs de la peinture sacrée; mais n'y espérez pas non plus ce dont Raphaël va la douer bientôt : cette idéalité réelle, cet au-dessous du ciel avec cet au-dessus de la terre, ce merveilleux accord de tendresse et de réserve , ce mélange sublime des deux adorations : l'amour de son enfant et le respect de son Dieu!
Source : Gallica

Paul Perier Un nouveau Raphaël au Louvre ; Nos musées de peinture ancienne et moderne… (1870)

Le plus beau caractère, la plus grande inspiration antique, s'allient dans son œuvre à la grâce exquise, au charme, à la séduction victorieuse; et le réveil du passé qui se fait en vous, quand vous l'admirez, par le souvenir des temps héroïques de l'art, n'a rien absolument qui contredise, qui gêne le besoin de rendre hommage à la personnalité de génie la plus éclatante.
Source : Gallica

Paul Perier Un nouveau Raphaël au Louvre ; Nos musées de peinture ancienne et moderne… (1870)

L'occasion qui me porte à solliciter pour un instant l'attention publique et la vôtre est importante à plus d'un titre; car, outre qu'il s'agit d'un tableau de Raphaël, et de l'emploi d'un million à prélever sur les deniers publics, l'apparition de cette œuvre a fait naître un conflit d'opinions où vous aurez à prendre un parti presque souverain, et le choix par vous fait sera tenu par tous pour significatif, au gré des tendances de chacun.
Bien des gens croiront même y trouver le critérium de tout un système, et la confirmation ou la mise à néant des espérances fondées sur un nouveau régime.
Source : Gallica

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