Résumé

Des musées nouveaux et à naître en France (1838)

Il y a là, ne nous y trompons pas, matière pour quelque chose de plus qu'une simple galerie de tableaux: il y a matière pour ce qu'on appelle un musée, pour un musée dont le nom, comme cela doit toujours être, sortira, sans que nous l'inventions, de la chose figurée.
Mais nous sommes à Louis XIV, proprement dit : nous le tenons en sa personne, bientôt en celle de ses descendans. Ce serait donc Louis XIV à dédoubler , au moins dans la gloire militaire de son règne ; Louis XIV à réserver pour une partie de lui-même, de l'honneur du sang en vertu duquel il régna sur la France.
Source : Gallica

Des musées nouveaux et à naître en France (1838)

Si l'Espagne, à son tour, se croit jamais appelée quelque part à se produire comme école pour l'art, c'est autant qu'elle porterait au-delà de l'Atlantique, en son Mexique par exemple, ce qu'elle même aurait reçu de la belle Italie, sans préjudice de ce qui lui serait venu par la noire Afrique de la légère Arabie.
Pour nous , race aînée, race en tout genre aimée du beau, restons, sous le rapport de ce qui fait et perfectionne l'homme, dans les termes où nous étions, par la grace de Dieu et l'aide du temps, heureusement parvenus.
Source : Gallica

Des musées nouveaux et à naître en France (1838)

Tout est arche d'alliance pour un art bien dirigé ; tout y concourt à resserrer le lien intime de nos grands rapports moraux ; tout y contribue à redresser la voie de l'homme et à le rappeler au vrai par l'attrait irrésistible du beau. La sculpture donc a dû avoir sa place ; elle la gardera, sans diminution aucune de ses droits, dans notre idée du mot musée. Nous n'entendons rien en rabattre : ce sera à charge de remplacement que nous aurons pu parler de supprimer certaines de ses statues dont il aura été dit « qu'on ne pouvait avoir des statues et des mœurs (1) . »
Source : Gallica

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