Alger

Définition et enjeux

Portrait de Sixte de Bourbon-Parme Sixte de Bourbon-Parme,  La dernière Conquête du Roi (Alger 1830… (1930)

“ Alger est une ville triste, une rude terre : des barbares, des soldats, des citadelles. Tout cela entouré de déserts où rugit le lion, le chacal, la hyène, où se traîne le serpent boa, comme au temps de Regulus, et dans les plus riches maisons, de petits scorpions dont la piqûre est mortelle; puis, quand l'été est venu, des sauterelles, véritable plaie d'Égypte, qui se pressent intrépides comme les armées de Gengis Khan, qui dévorent jusqu'à l'écorce des arbres. ”
Source : Gallica

Ernest d' Hervilly,  Contes pour les grandes personnes (1874)

“ Le souvenir du suicidé de Strasbourg mettait un sage frein à la fureur de mes désirs. Néanmoins, je sentais que quelques mois de soleil sans nuages me remettraient sur pied rapidement.
Je partis donc, toujours avec ma valise et ma longue-vue, pour Alger.
« Alger, la chaude Alger, la ville qui descend Comme un troupeau serré de brebis balclantcs, Etageant leurs toisons aux blancheurs éclatantes De l'azur à la mer, sur un raide versant. »
”
Source : Gallica

Portrait de Ernest Feydeau Ernest Feydeau,  Alger, étude par Ernest Feydeau (1862)

“ Il n'y a plus personne dans les rues, sauf quelques indolents qui, roulés dans leurs burnous, ronflent, dispersés çà et là sur les marches des édifices publics. Alger, à cette heure silencieuse, où les gens les plus tardifs sont rentrés et les plus matineux ne sont point encore éveillés, Alger est livré aux chats. On les voit, énormes, les yeux brillants, le poil hérissé, errer sur les parapets des terrasses, regarder la mer au loin, puis descendre lentement, en s'appelant par des miaulements aigres, et ce sont alors des concerts bizarres. ”
Source : Gallica

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