Félix Andry, Un touriste en Algérie (1845)
“ Tandis qu'ainsi, narguant la houle, Nous noyons nos chagrins, et que l'heure s'écoule, Alger est devant nous, Alger qui pour nos yeux Présente tout d'abord un aspect merveilleux ; Alger qui, s'accoudant à demi sur la pente D'un coteau dont le pied avec grâce serpente, Dentelé par le flot amer, S'échelonne en gradins, splendidement étale De sa vive blancheur la pompe orientale, Et mire dans la vaste mer Ses tours, ses bastions, ses murailles flanquées De canons aujourd'hui dormant sur leurs affûts, Et de ses toits pressés l'assemblage confus, Et ses longs minarets, flèches de ses mosquées. ”
